Auteur/autrice : Alexis Catanas

  • Reconversion professionnelle : passez à l’action

    Reconversion professionnelle : passez à l’action

    Grâce aux conseils précédents, qui vous ont permis d’anticiper ce qui vous attends, vous êtes désormais en mesure d’entrer en action de manière efficace et ciblée.Une reconversion professionnelle est généralement attendue, elle peut générer de l’impatience et de la frustration. Respectez au mieux votre plan d’action et tentez d’identifier des alternatives à vos premiers choix.

    Si votre démarche est évidente pour vous, elle ne l’est pas forcément pour les interlocuteurs que vous rencontrerez (futurs recruteurs, futurs formateurs). Il convient alors de retravailler votre image professionnelle pour faire bonne impression et convaincre de votre motivation et de vos choix.

    Pour cela, plusieurs options s’offrent à vous :

    • Réécrivez votre CV de manière à mettre en lumière vos compétences « passées », pour les adapter aux exigences de votre nouveau métier. Si par exemple vous vous reconvertissez dans la vente, axez vos expériences passées sur la dimension sociale de votre ancien poste.
    • Préparez-vous pour vos futurs entretiens d’embauche. Il est évident que l’on vous posera des questions sur vos choix. Tentez d’anticiper ces questions pour y répondre sereinement et avec assurance. Créez des ponts entre vos missions précédentes et vos missions futures. Profitez de vos précédentes démarches pour montrer votre intérêt pour votre nouveau secteur d’activité.
    • Adaptez votre attitude à votre nouvel univers, essayez d’en adopter les codes et le langage technique, convainquez vos interlocuteurs que votre démarche est cohérente et réalisable, que c’est une réelle conviction.

    Dans notre série Reconversion professionnelle

  • Comment maximiser la productivité de votre équipe estivale

    Comment maximiser la productivité de votre équipe estivale

    L’été est une période où les entreprises font face à des défis uniques en matière de gestion des ressources humaines. Avec des membres d’équipe qui viennent de différentes générations, il est crucial de mettre en place des stratégies efficaces pour garantir la productivité et le succès de l’entreprise pendant cette saison dynamique. Que vos collaborateurs soient issus de la génération Z, des milléniaux, de la génération X ou des baby-boomers, découvrez dans notre article quelques conseils pour tirer le meilleur parti de votre équipe estivale.

    1. Valorisez la diversité

    La diversité des générations au sein d’une équipe apporte une richesse de perspectives et d’expériences. Plutôt que de considérer ces différences comme des obstacles, valorisez-les comme des atouts. Encouragez un environnement où chacun se sent libre d’exprimer ses idées, en mettant l’accent sur l’importance d’apprendre les uns des autres.

    2. Adoptez une communication transparente

    La communication est la clé pour maintenir une équipe multigénérationnelle bien informée et engagée. Assurez-vous que les canaux de communication sont accessibles à tous les membres de l’équipe, en tenant compte des préférences individuelles. Certaines générations peuvent préférer les réunions en présentiel, tandis que d’autres peuvent privilégier les communications numériques. En offrant une variété d’options, vous favorisez l’inclusion et la participation de tous.

    3. Favorisez le mentorat intergénérationnel

    Encouragez les échanges de connaissances et de compétences entre les différentes générations au sein de l’équipe. Mettez en place des programmes de mentorat où les collaborateurs plus expérimentés peuvent partager leurs connaissances avec les plus jeunes, tout en bénéficiant également de nouvelles perspectives. Cette dynamique renforce les liens au sein de l’équipe et favorise un climat de confiance et de collaboration.

    4. Soyez flexible avec les horaires de travail

    L’été peut être une période où les membres de l’équipe ont des engagements personnels ou familiaux supplémentaires. En offrant une certaine flexibilité en matière d’horaires de travail, vous montrez que vous valorisez l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle de vos employés. Cette flexibilité peut contribuer à réduire le stress et à favoriser un environnement de travail positif et productif.

    5. Récompensez la collaboration

    La collaboration entre les différentes générations au sein de votre équipe estivale mérite d’être reconnue et récompensée. Mettez en place des systèmes de reconnaissance qui valorisent le travail d’équipe et la contribution de chacun, qu’il s’agisse de récompenses individuelles ou d’initiatives de développement professionnel. Cela renforce le sentiment d’appartenance à l’équipe et stimule la motivation à atteindre des objectifs communs.En mettant en pratique ces conseils et en adoptant une attitude ouverte et respectueuse envers les différentes générations, vous pouvez transformer les défis potentiels en opportunités de développement. Souvenez-vous que chaque membre de votre équipe, qu’il soit de la génération Z ou des baby-boomers, apporte une contribution précieuse et unique.

    En valorisant leurs différences et en capitalisant sur leurs forces, vous pouvez créer une culture d’inclusion et de collaboration qui favorise le succès à long terme de votre entreprise. La clé pour maximiser la productivité de votre équipe estivale réside dans la reconnaissance et la valorisation de la diversité des générations, ainsi que dans la promotion d’un environnement de travail qui encourage l’apprentissage continu.

    Alors, investissez dans le bien-être de vos employés !

  • Entretien d’embauche, les détails qui font la différence

    Entretien d’embauche, les détails qui font la différence

    Félicitations, votre CV et votre lettre de motivation ont tapé dans l’œil du recruteur ! Il vous rappelle pour vous rencontrer. Vous devez désormais préparer votre entretien d’embauche : le moment le plus opportun pour lui montrer votre motivation. Quels sont les bons gestes à adopter ? Décryptage.« On n’a jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression ».

    Vous l’aurez compris, la première impression est capitale dans l’exercice de l’entretien d’embauche. Inconsciemment, cette première impression va influencer le recruteur sur sa façon de vous percevoir.

    Découvrez ci-dessous les détails qui font la différence en entretien d’embauche !

    Après l’heure, ce n’est plus l’heure

    Arriver en retard a deux conséquences négatives sur la bonne conduite de votre entretien : cela peut donner une image négative de vous, mais également faire monter votre stress et vous faire perdre vos moyens.

    Petit conseil : prenez de l’avance et anticipez la durée de votre trajet quelques jours avant. Si toutefois vous êtes en retard, ce qui peut arriver à tout le monde, pensez bien à en informer le recruteur dès que possible.

    Si vous n’êtes pas encore à cette étape, pas de soucis, vous pouvez toujours lire nos astuces pour rédiger un CV attractif 🙂

    Soignez votre look !

    Que ce soit en visio, ou en face du recruteur, votre apparence en général et votre tenue vestimentaire en particulier vont également avoir un impact.

    Quelques éléments clés sont à prendre en compte pour soigner votre image.

    Votre tenue vestimentaire doit répondre à 2 critères :

    • Vous devez vous sentir à l’aise. Préférez des matières souples pour éviter l’inconfort ;
    • Adoptez une tenue adaptée au poste pour lequel vous postulez. Il n’est pas toujours utile de se mettre sur son 31 !

    Faites bonne impression dès votre entrée

    Vous arrivez donc à l’heure et êtes présentable. Le recruteur est ravi et vient à votre rencontre. Comment agir pour continuer à faire mouche ? Pendant l’entretien, votre attitude corporelle en dit long sur vous. Voici les gestes qui plaisent :

    • Souriez, c’est contagieux : Gardez à l’esprit que le sourire éclaire naturellement votre visage. Il est votre meilleur allié lors de votre entretien, car il caractérise votre enthousiasme et motivation. Sourire en parlant a également tendance à influencer la sonorité des mots que vous utilisez, donnant plus de positivité à votre dialogue.
    • L’exercice de la poignée de main : Créez la base d’un dialogue de qualité en serrant énergiquement la main de votre interlocuteur, lorsque ce dernier vous la tend. Cela prouvera votre motivation, votre entrain, et votre volonté. A l’inverse, une poignée de main « molle » pourrait être interprétée négativement : manque de dynamisme, distance voire mépris.

    Adopter une posture ouverte

    Pour convaincre et faire la différence, adoptez une posture corporelle ouverte.

    Tenez vous droit(e), sans croiser les bras et les jambes car cela est synonyme de repli sur soi. Vous pouvez superposer vos mains sur la table ou vos cuisses, afin qu’elles soient toujours visibles.

    Un regard direct

    La communication visuelle est l’un des vecteurs les plus importants de la communication non verbale.

    Il est donc primordial d’établir un bon contact visuel avec le recruteur en le regardant dans les yeux. C’est au moment de votre présentation que vous devez vous exprimer de manière claire et professionnelle. Vous créerez ainsi une relation de confiance et d’écoute. Si vos yeux sont fuyants, plongés vers le bas ou fixés sur un mur du fond, cela traduit un manque de confiance en soi ou de concentration.
    En conclusion : Il est donc essentiel de bien maîtriser votre langage corporel.

    La petite astuce CRIT : Entraînez-vous avec des amis, face à un miroir ou devant une caméra pour observer vos gestes dans les moindres détails !

  • Reconversion professionnelle : un projet sûr ?

    Reconversion professionnelle : un projet sûr ?

    Puisqu’une reconversion professionnelle est une démarche lourde, tant professionnellement que personnellement, il ne faut pas négliger les détails, qui prennent une importance toute particulière.Avant de se lancer, il faut ainsi penser à plusieurs choses plus concrètes :

    • Si votre projet nécessite un processus de formation, il faut bien être attentif aux possibilités de financement. Existe-t-il des aides ? Des sources de financement externes ? Devez-vous la financer par vous-même ? Pouvez-vous activer votre CPF (Compte Personnel de Formation) ?
    • Quelles sont les démarches administratives à réaliser ? Combien de temps cela peut-il prendre ? Quels interlocuteurs/organismes faut-il contacter ? Quels sont généralement les délais de réponse ?
    • A la suite de l’analyse du marché, quelles sont les entreprises qui peuvent potentiellement vous intéresser ? Comment entrer en contact avec elles ? Comment s’assurer qu’elles recrutent dans le domaine ou le métier qui vous intéresse ?
    • Avez-vous des connaissances personnelles ou professionnelles qui pourraient vous aiguiller, vous présenter à certaines personnes ou vous aider à réaliser vos démarches ? Avez-vous pensé à activer votre réseau ?
    • Qu’en est-il de vos contraintes familiales ? De la scolarisation de vos enfants ? Quels changements radicaux pourraient impacter votre vie quotidienne ?
    • Qu’en est-il de vos finances personnelles ? Quelles dépenses pourraient-être engendrées par votre changement de situation ? Si votre nouvelle situation est moins rentable que la précédente, serez-vous capable d’y faire face ?

    Se poser toutes ces questions pourra vous permettre d’identifier les points forts et les points faibles de votre démarche de reconversion professionnelle, ce que vous êtes prêt à accepter ou non. Vous jaugerez ainsi la faisabilité concrète de votre projet.

    Dans notre série Reconversion professionnelle

  • Comment rafraîchir son CV pour cet été ?

    Comment rafraîchir son CV pour cet été ?

    Aujourd’hui nous savons que le processus de recrutement est très rapide ! Avec des CV lu en 17 secondes en moyenne et la montée de l’intelligence artificielle, il est important de bien rédiger votre CV pour cet été.

    Pour rendre un CV pertinent, il est important d’avoir une rédaction simple, claire et une structure compréhensible d’un seul coup d’œil. N’oubliez pas qu’une candidature bien soignée est signe de motivation !

    Pour vous épauler au mieux voici quelques conseils pour rédiger votre CV pour la période estivale.

    Notre premier conseil : Le renseignement des données personnelles et la rédaction du titre

    Il est important d’essayer de se démarquer en été, la créativité peut être une très bonne idée mais il faut que cela reste adapté à votre recherche.

    L’entête correspond à vos renseignements personnels : votre nom et prénom, votre adresse mail professionnelle, votre numéro de téléphone, votre profil LinkedIn, le ou les lieux de votre recherche.Si vous souhaitez mettre en avant votre CV sur les réseaux sociaux comme LinkedIn, faite attention à la protection de vos données personnelles (numéro de téléphone et adresse postale).Il est indispensable de donner un titre à son CV pour une raison bien précise : il permet au recruteur dès le premier regard de connaitre à quel poste vous candidatez. Un titre bien rédigé permet d’attirer l’attention et de vous démarquer, surtout si vous employez des mots-clés, comme par exemple :

    Préparateur de commandes – CACES 1

    Une courte présentation d’une ligne ou deux est fortement appréciée : précisez le poste que vous recherchez, le secteur d’activité visé et vos disponibilités. Il est essentiel que ce soit adapté à l’emploi ciblé et personnalisable à chaque candidature.

    Au moment de rédiger son CV, une question se pose souvent pour le candidat : faut-il mettre une photo ? Ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas obligatoire d’en mettre une et vous êtes libre de choisir.

    Notre second conseil : Présentez vos expériences professionnelles

    Listez vos expériences professionnelles une par une, de la plus récente à la plus ancienne. Il est important d’éviter les phrases trop longues et vos missions doivent être détaillées par des mots-clés professionnels.

    Notez qu’il faut pouvoir expliquer et justifier à l’oral ce que vous avancez sur le papier. Il est parfois tentant d’enjoliver son parcours, mais un candidat qui « sèche » lors de l’entretien sur ses études ou une mission risque d’être disqualifié.

    Si vous n’avez aucune expérience professionnelle pas de panique ! Vous pouvez tout à fait mettre des expériences associatives, des stages, des projets professionnels ou projets scolaires en avant.

    Attention ! Il faut éviter les logos d’entreprises sur vos CV lors de la description des expériences professionnelles. Ces logos peuvent ne pas bien ressortir si un recruteur imprime votre CV. Il risque d’être illisible et gâcher la présentation. Une autre raison importante surtout à l’ère de l’intelligence artificielle, les logos ne sont pas lisibles par le système.

    Notre troisième conseil : Décrivez vos formations

    Les formations permettent au recruteur de savoir si vous possédez les bases nécessaires à l’accomplissement d’une tache donnée. Il est nécessaire d’être clair et précis. Précisez les noms des écoles et/ou formation de façon chronologique ainsi que la ville où elles se trouvent. Puis écrivez votre niveau de scolarité et la date où vous avez obtenu les diplômes, certificats, attestations.

    Notre quatrième conseil : Mettez en avant vos compétences

    C’est dans cette sélection que les recruteurs en sauront plus sur votre expérience acquise. C’est dans cette partie qu’il faut bien analyser l’offre d’emploi pour laquelle vous postulez.

    Il est essentiel de mettre vos compétences linguistiques. Souvent c’est un exercice difficile car nous ne savons pas où se situer et le niveau de maitrise est indispensable. On distingue deux façon :

    • Le niveau approximatif : notions, intermédiaire, avancé, courant, bilingue.
    • Le niveau vérifié à l’aide de certifications comme le TOIEC ou l’IELTS afin de mettre votre niveau, allant de A1 à C2. (Mettez en avant aussi votre score).

    Les compétences techniques sont importantes à bien présenter ! La connaissance et la maîtrise de certains logiciels est de plus en plus recherchées. C’est pourquoi il est d’autant plus utile d’être précis.

    Les compétences opérationnelles c’est ce que vous maitrisez dans votre vie professionnelle et qui peut s’avérer utile à l’offre d’emploi. Attention, une liste de qualité perd de son sens, sans exemples concrets.

    Conseil Crit : Pensez à regarder la date d’expiration de vos certifications linguistiques et/ou techniques. Ne mettez pas sur votre CV les certifications expirées.

    Notre dernier conseil : Les centres d’intérêts ne sont pas à bannir

    Bien au contraire, c’est une des parties qui est la plus négligée sur un CV et pourtant elle est destinée à en dire plus sur vous d’un point de vue personnel. L’objectif n’est pas de vous montrer sous votre meilleur jour mais d’exprimer ce que vous aimez faire dans la vie de tous les jours. Cela peut être : des sports, des loisirs, des engagements associatifs …

    Il est inutile de mentir sur vos passions, cela pourrait vous mettre en porte-à-faux en cours d’entretien.

    Les erreurs éliminatoires

    Recommandation Crit : Pour attirer les meilleurs talents, pensez à valoriser ces éléments dès l’annonce et à mettre en avant les avantages que vous proposez par rapport à la concurrence.

    Attention aux fautes d’orthographe, à la grammaire et au vocabulaire que vous employez ! Elles sont rédhibitoires. Evitez également de mettre une adresse e-mail non professionnelle.

    Un CV doit être lisible : privilégiez une police classique comme Calibri ou Arial. Il doit aussi tenir sur une page.

  • Reconversion professionnelle : réussir la phase d’analyse

    Reconversion professionnelle : réussir la phase d’analyse

    Vous souhaitez changer de vie ? Vous envisagez une nouvelle carrière professionnelle, dans un nouveau secteur d’activité, à exercer un nouveau métier ?Notre conseil n°1, c’est de commencer par prendre le temps de réaliser un bilan personnel ! Puisqu’une reconversion professionnelle n’est pas une décision à prendre à la légère, faites le point sur vos compétences, vos capacités, vos attentes, vos principaux points forts. Cela peut-être dans le cadre d’une activité professionnelle ou extra-professionnelle.

    Renseignez-vous ensuite sur toutes les offres de formation auxquelles vous pouvez aspirer. Pour vous aider, de nombreux services publics comme Pôle Emploi peuvent vous assister, via des dispositifs comme l’ECCP (Evaluation des compétences et des capacités professionnelles) ou via des ateliers pour vous accompagner dans vos choix de formation.

    Assurez-vous de cibler un secteur d’activité qui recrute. Il peut être risqué de tenter sa chance dans des secteurs d’activité en tension, où l’on compte plus de candidats que d’offres d’emploi à pourvoir. Pour cela, n’hésitez pas à recueillir un maximum d’information sur le secteur d’activité qui vous intéresse, mais aussi sur sa cohérence géographique. Certains bassins d’emploi sont très spécialisés et une reconversion professionnelle pourrait conduire à un déménagement.

    Enfin, pour que votre reconversion professionnelle soit un succès, établissez une stratégie. Définissez un plan d’action. Prenez en compte la dimension temporelle et fixez-vous des objectifs concrets !

  • Les jeunes et l’industrie : quelle perception en 2026 ?

    Les jeunes et l’industrie : quelle perception en 2026 ?

    Longtemps perçue comme peu attractive par les jeunes générations, l’industrie française connaît depuis quelques années une évolution de son image. En 2026, les données confirment un regain d’intérêt, tout en mettant en lumière des tensions structurelles persistantes, notamment sur les métiers techniques.

    Une perception de l’industrie plus positive chez les jeunes

    Selon une étude nationale menée en 2025 auprès de jeunes de 18 à 25 ans, 60 % déclarent avoir une bonne opinion de l’industrie, 68 % la jugent innovante et 60 % estiment qu’elle contribue positivement à l’économie française.

    Toutefois, certains freins subsistent :

    • 61 % des jeunes associent encore l’industrie à des clichés négatifs (pénibilité, pollution, déclin industriel),
    • les enjeux environnementaux restent un point de vigilance majeur pour les nouvelles générations.

    Des besoins massifs en compétences face à une pénurie persistante

    En 2026, les tensions de recrutement dans l’industrie demeurent élevées. La dernière enquête Besoins en Main‑d’Œuvre (BMO) de France Travail confirme que plus d’un recrutement industriel sur deux est jugé difficile, en particulier sur les métiers techniques : maintenance, production, automatisation.

    Parallèlement, le marché de l’emploi des jeunes illustre un paradoxe :

    • le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 18,1 % en décembre 2025,
    • mais plus d’un recruteur sur deux peine à pourvoir ses postes juniors, notamment dans l’ingénierie et les métiers industriels.

    Ce décalage s’explique par une inadéquation persistante entre formations, attentes des jeunes et besoins opérationnels des entreprises.

    L’apprentissage et l’intérim : des leviers clés d’insertion

    L’apprentissage reste l’un des principaux leviers d’accès à l’emploi industriel. Fin 2025, plus d’1 million de personnes étaient en contrat d’apprentissage en France, tous niveaux confondus. Ce, malgré un léger ralentissement des entrées après la fin des aides exceptionnelles.

    Dans l’industrie :

    • les alternants représentent environ 4,5 % des effectifs,
    • certaines filières industrielles dépassent même les 7 à 8 % d’alternants, signe d’un réel investissement des entreprises.

    L’intérim, quant à lui, demeure une porte d’entrée privilégiée pour les jeunes, leur permettant :

    • d’acquérir rapidement une première expérience industrielle,
    • de développer des compétences techniques et comportementales,
    • de sécuriser leur parcours vers l’emploi durable.

    Repenser l’attractivité industrielle pour les jeunes générations

    En 2026, attirer les jeunes vers l’industrie ne repose plus uniquement sur les débouchés, mais sur une promesse globale :

    • perspectives d’évolution et de formation,
    • sens du travail et impact environnemental,
    • conditions de travail et équilibre de vie.

    Pour les acteurs de l’emploi, l’enjeu est clair : accompagner les jeunes dans la découverte des métiers industriels, sécuriser leurs parcours et répondre aux besoins de compétences des entreprises, dans un contexte de réindustrialisation durable.

    Comment Crit accompagne les jeunes vers l’industrie ?

    Crit aide ses clients industriels à sécuriser et anticiper leurs recrutements en facilitant l’accès des jeunes talents aux métiers en tension.

    Grâce à l’intérim et à l’alternance, Crit permet de tester, former et fidéliser des profils opérationnels, tout en réduisant les risques à l’embauche.

    L’accompagnement en mission et la montée en compétences garantissent des parcours durables, alignés avec les besoins des sites industriels.

  • L’intérim en France – Partie #9 – Les avantages du contrat d’intérim pour les intérimaires

    L’intérim en France – Partie #9 – Les avantages du contrat d’intérim pour les intérimaires

    Dans notre série « L’intérim en France », découvrez tout ce que vous devez savoir sur les avantages du contrat d’intérim ! Découvrez tout ce qu’il peut vous offrir.Parce qu’il reste un contrat dit « précaire », dans le sens où il est limité dans le temps, le contrat d’intérim est la cible de nombreux préjugés. Et pourtant, les avantages du travail temporaire existent et ils sont nombreux !

    Un tremplin vers l’emploi pour les plus jeunes et les plus éloignés de l’emploi

    En début de carrière, l’intérim peut vous offrir vos premières expériences professionnelles. Parce qu’il est parfois difficile de décrocher un CDI comme premier contrat, le travail temporaire peut vous permettre de vous familiariser avec le monde des entreprises et de faire des rencontres professionnelles. Chaque nouvelle mission effectuée, c’est une ligne en plus sur votre CV, et ce n’est pas négligeable. De plus, l’intérim ne pâtit pas d’une mauvaise image auprès des recruteurs. En effet, elle démontre votre capacité d’adaptation à des nouveaux postes, votre capacité à découvrir de nouveaux cadres professionnels, votre volonté de vous insérer dans le monde du travail.

    De même, pour les personnes éloignées de l’emploi, l’intérim offre la possibilité de remettre un pied à l’étrier, de par la multitude des profils recherchés et l’ensemble des niveaux de qualification requis. En effet, dans l’intérim, il y en a pour tous les goûts : logistique, BTP, industrie, tertiaire, non-diplômés, qualifiés, très qualifiés ; chacun peut y trouver sa place.

    Enfin, l’intérim est un potentiel tremplin vers un poste en CDI. Il n’est pas rare que certains intérimaires finissent par signer un contrat à durée indéterminée avec l’entreprise utilisatrice dans laquelle ils ont travaillé. Pourquoi ? Parce qu’ils connaissent déjà bien l’entreprise et son fonctionnement. Cela minimise les risques et les hésitations des deux côtés.

    Une liberté et une autonomie dans votre carrière professionnelle

    L’intérim peut vous permettre de définir vous-même votre équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie privée. Il peut aussi permettre de casser la routine qui peut parfois s’installer au cours d’une carrière. Vous pouvez orienter vos choix de mission en fonction de vos priorités :

    • Que ce soit à temps complet, ou à temps partiel si vous avez des impératifs ;
    • Dans une zone géographique que vous pouvez définir ;
    • Sur des missions plus ou moins longues en fonction de vos disponibilités ;
    • Dans un secteur d’activité que vous connaissez déjà bien, ou dans un nouveau que vous souhaitez découvrir.

    Un accompagnement dans la conduite de votre carrière

    Lorsque vous êtes intérimaire, vous n’êtes jamais seul face au marché de l’emploi. En effet, dans les agences d’intérim Crit, de nombreuses personnes, professionnels passionnés, vous aiguillent et vous orientent vers les postes qui vous correspondent le mieux.

    Que ce soit dans votre recherche d’emploi, dans votre recherche de formation, dans la conduite de votre carrière, vous avez toujours un interlocuteur avec qui échanger. Finis les envois de CV autour de chez vous, toutes les démarches sont effectuées par votre agence d’emploi.

    Une rémunération juste

    L’intérim se caractérise par son égalité de traitement dans la rémunération. Cette rémunération doit être égale à celle du salarié de qualification professionnelle équivalente occupant le même poste dans l’entreprise utilisatrice. Autrement dit, à travail égal, salaire égal.

    De plus, à la fin de sa mission, un intérimaire peut toucher une indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) correspondant à 10% de sa rémunération brute totale. Il touche également une indemnité de fin de mission (IFM), qui équivaut également à 10% de sa rémunération brute totale, ICCP comprise.

    Des organismes fiables pour vous épauler

    Chaque année, les entreprises de travail temporaire (ETT) cotisent pour que les intérimaires puissent bénéficier de 2 organismes :

    • Le FASTT, ou Fonds d’Actions Sociales pour le Travail Temporaire, qui propose aux intérimaires de les accompagner dans leur vie quotidienne :recherche de logement, location de véhiculesmutuelle santégarde d’enfantoffres de financement, etc.

    AKTO est l’opérateur de compétences des services à forte intensité de main-d’œuvre, il intervient notamment pour la branche du travail temporaire. Il offre aux intérimaires la possibilité de se former voire d’acquérir une nouvelle qualification.

    Par ailleurs il est possible pour tous de bénéficier gratuitement d’un Conseil en Evolution Professionnelle (CEP).
    En fonction du nombre d’heures effectuées il est également possible de suivre une formation individuelle via son CPF, de se reconvertir via le CPF de transition professionnelle.

    Dans notre série L’intérim en France

  • 1 agence, 1 projet : agir pour l’insertion des femmes

    1 agence, 1 projet : agir pour l’insertion des femmes

    Aujourd’hui Chloé Bellin, chargée de recrutement à l’agence de Crit Saint Quentin, nous en dit plus sur ce projet : aider à l’insertion professionnelle et sociale des femmes en situation de vulnérabilité familiale, en partenariat avec le CCAS.

    Quel est le thème de votre projet, et pourquoi avoir choisi ce thème ?

    Notre projet est d’aider à l’insertion professionnelle et sociale des femmes en situation de vulnérabilité familiale. En particulier celles ayant subi des violences physiques et morales.

    Ce thème a été choisi car il répond à un besoin concret. Des femmes hébergées par le CCAS qui se retrouvent dans une phase de reconstruction où l’emploi devient un levier pour retrouver stabilité, autonomie et dignité.
    L’objectif initial était de créer un pont direct entre l’hébergement social d’urgence et un accès réel à la qualification puis à l’emploi.

    Quel est votre état d’avancement sur le projet ?

    Le projet est aujourd’hui bien engagé. Une dizaine de femmes nous ont été orientées. Le partenariat avec le CCAS est en place et les besoins en compétences ont été bien identifié. L’agence accompagne les bénéficiaires vers le poste de conditionneuse via des mises en situation et un accès à la formation via notre client BPS. Plusieurs femmes ont déjà intégré ce parcours de formation et certaines ont actuellement leur propre logement suite à cette formation.

    Quelles sont vos réussites et vos victoires jusqu’à maintenant ?

    Les premières réussites sont significatives. Des femmes ont été formées au métier de conditionneuse et ont accédé à un contrat de travail. Elles ont pu quitter l’hébergement d’urgence pour obtenir leur propre appartement, grâce à la sécurisation de leurs revenus. Ces étapes représentent des victoires concrètes, visibles et durables. Au-delà de l’emploi, le projet a permis une reprise de confiance, une indépendance financière et un changement de trajectoire de vie pour plusieurs d’entre elles.

    Quels sont vos objectifs finaux, concernant votre projet ?

    Les objectifs sont de maintenir ce mode d’accompagnement, d’accompagner davantage de bénéficiaires vers l’emploi et de travailler en lien étroit avec les acteurs sociaux et les entreprises. L’hébergement doit rester une étape temporaire menant à l’autonomie grâce à un emploi stable.

  • Comment fidéliser les talents dans un marché en tension ?

    Comment fidéliser les talents dans un marché en tension ?

    Dans un marché de l’emploi sous pression, fidéliser les talents en place est devenu aussi crucial que réussir à recruter. Tensions sur certains profils, volatilité des candidats, montée des exigences salariales ou managériales : aujourd’hui, conserver les bonnes compétences en interne est un levier stratégique pour maintenir la performance des équipes, limiter les coûts liés au turn-over et préserver la continuité de l’activité.

    Une fidélisation des talents qui commence dès l’intégration

    Tout commence dès les premières semaines. Un parcours d’intégration réussi ne se limite pas à une formation technique ou à un accueil administratif : il crée les conditions d’un engagement durable. C’est dans ces premiers moments que le collaborateur évalue la promesse employeur, la qualité du management, et le climat de travail.

    L’enjeu, pour les entreprises, est de faire de l’onboarding un moment structuré, humain, et porteur de sens. C’est aussi à cette étape que la culture d’entreprise doit s’incarner concrètement, au-delà des discours.

    Donner des perspectives et reconnaître l’implication

    Les salariés restent lorsqu’ils se projettent. Pour cela, ils doivent avoir la certitude qu’ils peuvent évoluer, apprendre, et grandir dans leur rôle. Une politique de développement des compétences, même à petite échelle, est aujourd’hui attendue. Elle montre que l’entreprise investit sur ses équipes et valorise leur progression.

    Mais la fidélisation repose aussi sur une reconnaissance quotidienne, simple, mais sincère. Un salarié qui se sent utile, écouté et respecté est bien moins tenté d’aller voir ailleurs. Cela passe par un management de proximité, des retours réguliers, et un climat de confiance.

    Adapter l’environnement de travail aux nouvelles attentes

    Aujourd’hui, fidéliser les talents suppose aussi de répondre aux transformations du rapport au travail. Les attentes des collaborateurs évoluent rapidement : ils recherchent plus de flexibilité, un meilleur équilibre vie pro/vie perso, une organisation plus agile et des valeurs partagées. Les entreprises qui s’y adaptent prennent une longueur d’avance.

    Voici quelques leviers concrets à considérer :

    • Mettre en place des dispositifs de télétravail partiel ou d’horaires aménagés.
    • Améliorer la qualité des conditions de travail (matériel, environnement, rythme).
    • Encourager l’autonomie et la confiance au sein des équipes.
    • Travailler sur la qualité managériale et la proximité des encadrants.
    • Valoriser les actions RSE et les engagements sociaux de l’entreprise.

    Entre transparence, confiance et cohérence

    Les collaborateurs ne quittent pas seulement une entreprise pour un meilleur salaire. Ils partent aussi lorsqu’ils perdent confiance dans la direction, lorsqu’ils ne trouvent plus de cohérence entre les discours et la réalité. Une stratégie de fidélisation solide repose donc sur une communication interne claire, des engagements tenus, et une gestion humaine, surtout dans les moments complexes.

    Nous accompagnons nos clients dans cette dynamique, en les aidant à sécuriser leurs équipes clés, à anticiper les points de fragilité, et à renforcer leur attractivité interne. Parce qu’aujourd’hui, fidéliser ne relève plus du confort : c’est une condition de performance durable.